Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 148 – Les apôtres de la vertu : quand les donneurs de leçons transforment les victimes en coupables (pour mieux se donner une conscience)
Les apôtres de la vertu : ces héros qui sauvent le monde… en accusant les victimes
Ah, les grands moralisateurs ! Ces chevaliers blancs de la pensée unique, ces gardiens autoproclamés de la vérité absolue, qui, entre deux selfies avec leur tasse « Save the Planet » (fabriquée en Chine, bien sûr), prennent le temps de nous expliquer ce qui ne va pas chez les autres. Et surtout, ce qui ne va pas chez vous.
L’art de retourner la victime en bourreau
Leur spécialité ? Transformer les victimes en coupables. « Tu as osé te faire arnaquer ? C’est de TA faute ! Tu n’as qu’à mieux réfléchir ! » « Tu as été trompé ? C’est que tu es naïf ! » « Tu as subi une injustice ? C’est que tu ne t’es pas assez battu ! »
Et hop ! Magie noire : la victime devient le problème, et le donneur de leçons, lui, peut dormir sur ses deux oreilles (et sur son oreiller en plumes d’oie, parce que le synthétique, c’est pas écolo).
Leur technique préférée ? Le « je suis ton ami, mais en vrai je te juge ». « Je te dis ça pour ton bien, hein. » « C’est pour ton éducation. » « Moi, je suis du côté des bonnes personnes… contrairement à toi. »
Le syndrome du sauveur à égo surdimensionné
Parce que, soyons honnêtes, leur morale a une limite : leur propre personne. « Moi, je suis irréprochable. Toi, en revanche… » Leur empathie ? Sélective. Leur indignation ? À géométrie variable. Leur honnêteté intellectuelle ? Aux abonnés absents.
Et quand on leur fait remarquer leur double standard, c’est la grande esquive : « Tu me prends pour ce que je dénonce ? Mais non, voyons ! » Sauf que, si. Parce que l’hypocrisie, c’est leur oxygène.
Le procès en légitimité : « Tu n’as pas le droit de parler ! »
Autre classique : le procès en légitimité. « Toi, tu n’as pas fait ci. Toi, tu n’as pas étudié ça. Toi, tu n’as pas le droit d’avoir un avis ! » Comme si la morale était un diplôme à afficher sur LinkedIn.
Pire : quand ils se prétendent amis des victimes… pour mieux les utiliser comme boucliers. « Je défends les opprimés ! » (Sauf quand les opprimés osent penser par eux-mêmes, bien sûr.)
Leur plus grand talent : l’auto-persuasion
Le plus drôle ? Ils y croient. Vraiment. Ils se persuadent qu’ils sont du bon côté, qu’ils sauvent le monde, qu’ils sont les seuls à avoir raison. Et si jamais on ose les contredire, c’est qu’on est un méchant, un ignorant, ou pire… un complotiste.
Leur égo est si fragile qu’il faut écraser les autres pour le maintenir à flot.
Comment les reconnaître ?
- Ils parlent de « responsabilité individuelle »… mais jamais de la leur.
- Ils exigent la perfection… mais se permettent toutes les imperfections.
- Ils dénoncent les injustices… mais ferment les yeux sur celles qu’ils commettent.
- Ils aiment les victimes… tant qu’elles restent silencieuses et reconnaissantes.
En résumé :
Les grands donneurs de leçons, ce sont un peu comme ces influenceurs écolos qui prônent le zéro déchet… en postant leurs vidéos depuis un jet privé. Leur morale est un costume : ils l’enfilent quand ça les arrange, et l’enlèvent dès que ça les gêne.
Alors, la prochaine fois qu’un apôtre de la vertu vous fera la morale, souvenez-vous : « Si leur égo était une montagne, leur hypocrisie en serait l’Everest. »
Et vous, cher lecteur, avez-vous déjà eu affaire à un donneur de leçons dont la morale avait des trous plus grands que son QI ? 😉
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