Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 154 – Faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin », bots et mèmes : la guerre sale de l’égo protecteur contre les citoyens qui ne plient pas
Faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin », bots et mèmes : la guerre sale de l’égo protecteur contre les citoyens qui ne plient pas
Il est des « défenseurs » qui ne défendent ni la veuve, ni l’orphelin, ni le pauvre, ni l’opprimé. Ils ne défendent que leur égo, leur image, leur position, leur revenu de manipulateur en chef.
Il est des « lanceurs d’alerte de l’empathie » qui ne lancent aucune alerte sur le réel, mais sur tout ce qui menace leur pouvoir de parler, leur monopole du reproche, leur droit de se poser en gardien de la moralité.
Et ils ont leur propre guerre à coups de millions : pas pour faire aimer la justice aux peuples, mais pour faire aimer leur ego aux citoyens, et les empêcher de poser la question qui tue : « Pourquoi vous protégez tant votre image plutôt que nous ? »
1. Les faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin » : ceux qui vous disent qu’ils sont pour vous, mais qui sont pour eux
Cultivez un peu : ces « défenseurs » sont partout.
-
Sur les plateaux, où ils déclarent, avec des yeux mielleux : « Je suis pour la veuve, pour l’orphelin, pour le pauvre, pour l’opprimé, pour l’IA, pour le climat, pour les bots, pour les mèmes, pour les électeurs, pour les non-électeurs, pour les gens qui ne m’aiment pas, pour les gens qui me critiquent… »
-
Sur les réseaux, où ils exhorte à « être doux, être gentil, être bienveillant, être aligné, être éthique, être transparent, être responsable, être inclusif, être régénératif, être décolonial, être décentré, être déprojeté, être dénormalisé, être dé-… » tout en vous vendant un abonnement pour « rejoindre le cercle des défenseurs de la veuve et l’orphelin ».
-
Dans les newsletters, où ils vous envoient chaque matin un message du type : « Respire, tu es bien, la veuve est bien, l’orphelin est bien, tout est bien, et tout sera bien, si tu achètes notre programme de défense de la veuve et l’orphelin ».
Ces « défenseurs » ne sont pas pour vous. Ils sont pour eux. Ils savent que plus vous êtes « bienveillant », plus vous êtes docile, plus vous achetez, plus vous vous inscrivez à leurs formations, plus vous partagez leurs posts, plus vous valorisez leur image.
La « défense de la veuve et l’orphelin », chez eux, devient un outil de contrôle. Un outil de monétisation. Un outil de propriété intellectuelle.
2. Les prétendus « lanceurs d’alerte de l’empathie » : ceux qui écrivent sur la « cause » pour vendre, pas pour défendre
Ces faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin » ont leurs propres lanceurs d’alerte : des prétendus lanceurs d’alerte qui écrivent sur la « cause » pour vendre, pas pour défendre.
On les voit dans des médias « indépendants » qui sont en réalité des business models :
-
Des articles de 1 200 caractères sur « comment défendre la veuve et l’orphelin » suivis d’un lien vers une formation à 597 €.
-
Des interviews de coachs « empathiques » qui racontent qu’ils ont « sauvé 3 000 vies » en 3 ans, et qui enchaînent avec un lien vers un programme de coaching à 1 800 €.
-
Des reportages sur « les entreprises éthiques » qui sont en réalité des publicités sponsorisées pour des entreprises qui veulent se donner une image verte, douce et inclusive.
Ces lanceurs d’alerte ne sont pas des lanceurs d’alerte. Ils sont des publicitaires de la cause. Ils vendent une image, pas une défense.
Leur mission : faire croire que la défense de la veuve et l’orphelin est un produit de consommation, pas un idéal. Une marque, pas un principe. Un modèle économique, pas une éthique.
3. Les bots et les mèmes : l’arme de guerre culturelle des faux « défenseurs de l’empathie »
Et voici le clou de l’histoire : ces faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin » ont aussi leurs bots. Des bots qui sont sur X, Instagram, Facebook, TikTok, et même OnlyFans.
Ces bots sont des comptes automatiques qui :
-
Publient des messages du type : « Sois bienveillant avec toi-même, sois doux, sois gentil, sois aligné, et rejoins notre cercle de défense de la veuve et l’orphelin à 12 €/mois ».
-
Commentent des vidéos avec des messages du type : « Cette vidéo est douce, tu es bien, la veuve est bien, l’orphelin est bien, tout est bien, et tout sera bien si tu achètes notre programme de défense de la veuve à 497 € ».
-
Publient des mèmes du type : « Sois bienveillant, sois doux, sois gentil, et tu seras aimé par 100 000 personnes qui te suivront sur Instagram ».
Ces bots ne sont pas des soutien. Ils sont des outils de monétisation. Ils sont des vampires de la cause.
Et ils ont leurs mèmes. Des mèmes foireux, souvent mal dessinés, souvent mal écrits, souvent mal traduits, mais hyperrépétés.
On les voit partout :
-
Sur Instagram, où un mème du type : « Sois bienveillant, sois doux, sois gentil, et tu seras aimé » est partagé 10 000 fois en 24 heures.
-
Sur Facebook, où un mème du type : « La défense de la veuve et l’orphelin sauve le monde, rejoins le cercle de la défense de la veuve à 12 €/mois » est commenté 1 000 fois en 1 heure.
-
Sur Twitter, où un mème du type : « Tu es bien, la veuve est bien, l’orphelin est bien, et tout sera bien si tu achètes notre programme de défense de la veuve et l’orphelin à 597 € » est partagé 5 000 fois en 12 heures.
Ces mèmes ne sont pas des mèmes. Ils sont des outils de propagande. Ils sont des outils de contrôle. Ils sont des outils de monétisation.
4. La comparaison avec quelques maires : quand les édiles exhibent leurs lois sur les façades de mairies
Et là, on fait le parallèle.
Rappelez-vous : il y a des maires qui placardent leurs opinions personnelles sur la façade d’une mairie, payée sur fonds publics. Ce type de mise en scène viole le principe de neutralité du service public : un maire n’a pas à afficher son camp sur les murs de la République, encore moins avec l’argent des contribuables.
Dans les deux cas – faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin » et maires militants – on retrouve la même logique :
-
La forme institutionnelle (média, ONG, mairie) est utilisée comme costume respectable pour une opération fondamentalement partisane.
-
La règle commune (déontologie journalistique, transparence du financement politique, neutralité du service public) est traitée comme un détail gênant à contourner, pas comme un cadre non négociable.
-
Et surtout, les citoyens sont réduits à une cible : à convaincre, à influencer, à « embarquer », pas à respecter ni à associer réellement à la décision.
Et quand ces faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin » vous disent : « Ne posez pas cette question, ce n’est pas bien, ce n’est pas éthique, ce n’est pas bienveillant, ce n’est pas aligné, ce n’est pas décentré, ce n’est pas dénormalisé, ce n’est pas déprojeté, ce n’est pas dé… », ils ne veulent pas vous protéger. Ils veulent vous empêcher de poser la question : « Pourquoi vous protégez tant votre égo plutôt que nous ? »
5. Les citoyens en droit de s’interroger : pourquoi on nous empêche de poser la question qui tue
Les citoyens ne sont-ils pas en droit de s’interroger sur l’emploi des bâtiments publics dans ce cadre ?
-
Pourquoi un maire utilise la façade de la mairie pour afficher ses opinions politiques ?
-
Pourquoi un faux « défenseur de la veuve et l’orphelin » utilise une ONG, un média, un think tank pour protéger son égo ?
-
Pourquoi on nous empêche de poser la question : « Pourquoi vous protégez tant votre égo plutôt que nous ? »
Et c’est là que la guerre se montre.
Les faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin » ne veulent pas nous protéger. Ils veulent nous contrôler. Ils veulent nous monétiser. Ils veulent nous reinventer en version « 3.0 bienveillante, éco-responsable et inclusivement souriante ».
Et pour cela, ils mènent une guerre sale :
-
Une guerre contre les citoyens, qu’ils veulent dociles, acheteurs, partageurs, valorisants.
-
Une guerre contre l’information, qu’ils veulent monétisée, contrôlée, monopole de leur image.
-
Une guerre contre la liberté, qu’ils veulent remplacée par la bienveillance, remplacée par l’empathie, remplacée par l’alignement.
Conclusion : la « défense de la veuve et l’orphelin », une arme de contrôle massive
La « défense de la veuve et l’orphelin », chez les faux « défenseurs de l’empathie », n’est pas un idéal. C’est un outil de contrôle. C’est un outil de monétisation. C’est un outil de propriété intellectuelle.
Et c’est là que la guerre se termine.
Les faux « défenseurs de la veuve et l’orphelin » ne veulent pas vous protéger. Ils veulent vous contrôler. Ils veulent vous monétiser. Ils veulent vous reventer.
Et vous, vous êtes le marché.
Share this content: