Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 172 – Les Choix Publics, ou l’art de transformer nos sociétés en rats de laboratoire égoïstes
Introduction : bienvenue dans le zoo politique
Ah, la politique ! Ce noble art où des femmes et des hommes en costume, armés de sourires Colgate et de promesses en l’air, nous jurent qu’ils ne pensent qu’à notre bien. Spoiler alert : Eamonn Butler, avec son Introduction aux choix publics, nous offre la preuve ultime que nos chers élus sont en réalité des rats de laboratoire géants, pressant des boutons pour obtenir des fromages (ou des voix) sans se soucier le moins du monde de la cage dans laquelle nous, les cobayes, sommes enfermés.
Selon Butler et ses comparses de l’école de plusieurs écoles économiques de choix publics, la politique n’est qu’un marché comme un autre – sauf que, cette fois, ce ne sont pas des pommes ou des iPhones qui s’échangent, mais nos libertés, notre argent, et notre dignité. Et devinez quoi ? Les vendeurs sont aussi malhonnêtes que ceux du marché aux puces.
Chapitre 1 : les vendeurs de prétendues démocratie, ces tenanciers de supermarchés où tout est en solde (sauf la morale)
Introduction aux choix publics
Le clientélisme, ou l’art de vendre du rêve en solde
Dans le monde merveilleux des choix publics, l’électeur n’est pas un citoyen éclairé, mais un client distrait qui se balade dans les rayons de la démocratie en espérant tomber sur une bonne affaire. Sauf que, contrairement à quelques enseignes, ici, les prix ne sont jamais affichés – et c’est toujours nous qui payons à la caisse.
- Les politiciens ? La morale variable de quelques groupes d’intérêts à finis d’en faire des commerciaux en costard qui nous vendent des « réformes » comme on vendrait des yaourts périmés : avec un emballage reluisant et une date de péremption soigneusement cachée.
- Les lobbies ? Les fournisseurs en gros qui approvisionnent les rayons en lois sur mesure, taillées pour leurs intérêts.
- Les contribuables ? Les pigeons qui paient l’addition sans même avoir le droit de râler.
Exemple concret : une loi « pour l’emploi » qui, en réalité, ne sert qu’à subventionner les copains du ministre tout en alourdissant les charges des PME. Butler appelle ça de la « recherche de rente ». Nous, on appelle ça du vol organisé.
L’ignorance rationnelle, ou comment on nous prend pour des imbéciles (et on les laisse faire)
Selon Butler, les électeurs sont rationnellement ignorants. Traduction : « À quoi bon s’informer, puisque mon vote ne changera rien ? »
- Avantage : On passe moins de temps à se prendre la tête avec des débats politiques inutiles.
- Inconvénient : On se fait plumer comme des poulets en période de solde par des politiciens qui, eux, savent très bien ce qu’ils font… pour eux-mêmes.
Résultat : Une démocratie où les mieux informés sont ceux qui nous mentent le mieux.
Chapitre 2 : les solutions miraculeuses (ou comment vendre du rêve en kit)
Butler et ses amis libéraux nous proposent, bien sûr, des solutions pour sauver la démocratie de ses propres démons. Spoiler : elles sont aussi réalistes qu’un régime sans privation.
✅ Les avantages (en théorie)
- Les constitutions strictes :
- Idée : Limiter le pouvoir des politiciens avec des règles écrites dans le marbre (ou presque).
- Avantage : Moins de lois stupides votées à la va-vite pour faire plaisir à un lobby.
- Exemple : Un plafond de dépenses publiques pour éviter que l’État ne devienne un distributeur automatique de subventions.
- Le fédéralisme :
- Idée : Décentraliser le pouvoir pour que les régions gèrent elles-mêmes leurs affaires.
- Avantage : Moins de gaspillage, plus de compétition entre les territoires pour attirer les citoyens (et leurs impôts).
- Exemple : La Suisse, où chaque canton peut innover… ou se planter en paix.
- La transparence :
- Idée : Rendre les processus politiques plus clairs pour que les citoyens puissent voir qui les arnaque.
- Avantage : Moins de corruption (en théorie).
❌ Les inconvénients (en pratique)
- Les constitutions strictes :
- Problème : Qui va les écrire ? Les mêmes politiciens qui ont intérêt à les contourner.
- Exemple : Aux États-Unis, la Constitution est sacrée… mais les lobbies ont trouvé 1001 façons de la détourner pour servir leurs intérêts.
- Ironie : Une constitution, c’est comme un régime : ça marche jusqu’à ce qu’on ait envie d’un cheeseburger.
- Le fédéralisme :
- Problème : Les inégalités entre régions peuvent exploser. Certaines deviendront des paradis fiscaux, d’autres des déserts industriels.
- Exemple : En Allemagne, la Bavière roule sur l’or pendant que la Rhénanie-du-Nord-Westphalie se demande comment payer ses retraites.
- Ironie : On remplace un État central corrompu par 10 États régionaux corrompus.
- La transparence :
- Problème : Même avec toutes les infos, les citoyens n’ont ni le temps ni l’envie de tout comprendre.
- Exemple : Les rapports parlementaires sont publics… mais personne ne les lit (sauf les journalistes, et encore).
- Ironie : La transparence, c’est comme un menu de restaurant en 50 langues : ça fait joli, mais ça ne nourrit pas son monde.
Chapitre 3 : le grand gagnant ? (Indice : ce n’est pas nous)
Au final, qui sort gagnant de ce système ? Pas le citoyen lambda, en tout cas.
- Les politiciens : Ils gardent leur job, leurs privilèges, et leur droit de nous prendre pour des idiots.
- Les lobbies : Ils continuent à dictater les lois en échange de financements de campagne.
- Les bureaucrates : Leur empire grandit, leurs budgets aussi, et personne ne les contrôle vraiment.
- Les contribuables : Ils paient. Point.
Butler nous explique que c’est comme ça, et que c’est « rationnel ». Nous, on se demande juste quand est-ce qu’une véritable révolution va commencer chez une majorité de prétendus bienveillants auto-investis d’une mission.
Conclusion : la démocratie, ce jeu de dupe géant de petits chefs en manque de câlinothérapie
Les Choix Publics de Butler, c’est un peu comme un manuel de survie en zone hostile : ça vous explique comment les prédateurs fonctionnent, mais ça ne vous donne pas de fusil.
- Le message : La politique est un jeu de pouvoir, pas un service public.
- La morale : Méfiez-vous de ceux qui vous promettent le paradis – surtout s’ils portent une cravate en se déguisant en bienveillants de pacotille.
- La solution ? Aucune ? Ou alors, il faudrait inventer une démocratie où les politiciens auraient peur de mal faire… ce qui, avouons-le, relève de la science-fiction.
Alors, chers lecteurs, la prochaine fois qu’un homme politique vous promet monts et merveilles, souvenez-vous : dans le supermarché de prétendus démocrate, vous êtes le produit, pas le client.
| Système | Mécanisme | Efficacité | Durabilité | Risques |
|---|---|---|---|---|
| Damnatio Memoriae (Rome) | Effacement de la mémoire | ⭐⭐ | ⭐⭐ | Symbolique, posthume |
| Term Limits (USA) | 2 mandats max pour le président | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ | Contournement (ex. : Poutine) |
| Purges (URSS) | Élimination physique des rivaux | ⭐⭐⭐ | ⭐ (70 ans) | Terreur, instabilité |
| Ostracisme (Athènes) | Vote pour bannir un politicien | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐ (500 ans) | Abus politique, subjectivité |
| République de Venise | Élection complexe + surveillance | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ (1100 ans) | Oligarchie, corruption tardive |
| Suisse (démocratie directe) | Collégialité + référendums | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ | Lenteur, conservatisme |
Et si Butler a raison, le seul vrai choix public, c’est de choisir entre se faire avoir par la gauche ou par la droite.
Bonne chance. 🍀
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