Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 173 – Le courage des caniches : quand aboyer avec les loups devient une stratégie de carrière
Introduction : bienvenue (à nouveau) dans l’ère des caniches triomphants
Il était une fois, dans un pays pas si lointain, des mégalos égocentriques qui manipulaient, mentaient et écrasaient tout sur leur passage pour assouvir leur soif de pouvoir, de gloire ou de likes sur les réseaux sociaux. Et puis, il y avait les autres : ces braves gens, ces institutions, ces « leaders » qui, plutôt que de leur tenir tête, préféraient aboyer avec les loups quand la caravane passait. Pourquoi ? Parce que, voyez-vous, dans le grand bazar de la lâcheté moderne, le courage est une denrée aussi rare qu’un politicien honnête.
Alors, aujourd’hui, parlons de ce courage si particulier qu’il faut pour s’opposer à ces roitelets en costume de vertus. Un courage que, visiblement, beaucoup semblent avoir oublié dans un tiroir, entre leur carte de visite et leur dernier communiqué de presse bien lissé.
Chapitre 1 : les mégalos, ces rois du monde (enfin, de leur propre ego)
Les mégalos égocentriques manipulateurs, c’est un peu comme les cafards : ils survivent à tout, se reproduisent à une vitesse folle, et personne ne veut vraiment les écraser de peur de se salir les mains. Pourtant, ils sont là, omniprésents :
- Dans la politique : Ces dirigeants qui gouvernent pour leur image plutôt que pour leur pays ou les vertus qu’ils prétendent incarner, et qui transforment chaque crise en opportunité de selfie. « Regardez-moi, je suis en train de sauver le monde ! » (Spoiler : non, ils sont en train de sauver leur prochaine campagne électorale.)
- Dans les médias : Ces « experts » qui changent d’avis au gré du vent, mais toujours dans le sens qui flatte le plus grand nombre (ou le plus gros chèque). « Hier, je disais que c’était blanc. Aujourd’hui, je dis que c’est noir. Demain ? On verra bien. »
- Dans les entreprises : Ces PDG qui licencient par centaines tout en s’octroyant des bonus records, puis justifient le tout par un « c’est la faute à la crise » (ou à la pluie, ou à Mercure rétrograde).
- Sur les réseaux sociaux : Ces influenceurs qui vendent du rêve (et des placements de produits) en exploitant les peurs et les frustrations de leur audience. « Aimez-moi, sinon vous êtes des haters ! » ou pires « des racistes ! »
Leur point commun ? Ils savent que personne n’osera vraiment leur résister. Parce que, pour ça, il faudrait du courage. Et le courage, mes amis, ça ne se tweet pas.
Chapitre 2 : Le Courage, cette Denrée en Voie de Disparition
Alors, qu’est-ce que le courage, au juste ?
- Ce n’est PAS :
- Applaudir quand tout le monde applaudit (même si c’est pour une idée stupide).
- Se taire quand on devrait parler (par peur de perdre son job, son statut, ou ses followers).
- Faire semblant d’être choqué sur Twitter pour montrer qu’on est du bon côté (sans jamais passer à l’action).
- C’est :
- Dire non quand tout le monde dit oui.
- Assumer ses convictions même quand elles sont impopulaires.
- Affronter les mégalos au lieu de leur lécher les bottes en espérant une miette de pouvoir ou de reconnaissance.
Exemples de courage (pour rappel, ça existe) :
- Tous les anonymes qui risquent tout pour révéler à ceux qui veulent bien l’entendre les abus de prétendus bienveillants au service de leur égo, alors que 99% des gens dans une telle position auraient fermé les yeux.
- Les lanceurs d’alerte : ces héros anonymes, aussi, qui perdent tout (leur job, leur réputation, parfois leur liberté) pour dire la vérité.
- Les journalistes qui ont le courage de défendre des valeurs : ceux qui refusent de se plier aux pressions des puissants, même quand leur média leur dit de « faire profil bas ».
Exemples de lâcheté (le menu du jour) :
- Les « experts » qui changent d’avis selon qui paie leur facture.
- Les politiciens qui votent une loi qu’ils savent injuste… « parce qu’il faut bien faire passer le texte ».
- Les entreprises qui censurent leurs employés pour ne pas froisser un client puissant.
- Les influenceurs qui font machine arrière sur une prise de position dès que les critiques pleuvent.
- Les « éveillés » qui sont prêt à gober n’importe quoi tant que ça parle à leur égo
Chapitre 3 : pourquoi les caniches dominent-ils le monde ?
Parce que, mes chers amis, la lâcheté paie. Et elle paie bien.
1. L’opportunisme, ce sport national
Dans un monde où l’image prime sur le fond, où le like vaut plus que l’intégrité, et où le réseau compte plus que les principes, les caniches ont toutes les cartes en main :
- Ils savent flatter : Un mégalo égocentrique adore les courtisans. Et les courtisans, eux, adorent les miettes de pouvoir.
- Ils savent se fondre dans la masse : « Moi ? Je suis juste un humble serviteur de la cause ! » (Traduction : « Je suis prêt à tout pour garder mon poste. »)
- Ils savent attendre leur tour : « Un jour, ce sera moi le mégalo. En attendant, je fais semblant d’être un bon toutou. »
Résultat : Ils gravissent les échelons, accumulent les avantages, et finissent par devenir eux-mêmes des mégalos… avant de se faire remplacer par une nouvelle génération de caniches.
2. La peur, ce moteur universel
Pourquoi si peu de gens osent vraiment s’opposer aux mégalos ? Parce que :
- Ils ont peur de perdre leur job (et c’est compréhensible, mais pas glorieux).
- Ils ont peur de l’isolement (« Si je critique, je vais me faire exclure du groupe ! »).
- Ils ont peur des représailles (et les mégalos, eux, n’ont pas peur de frapper).
- Ils ont peur de passer pour des « trouble-fête » (« Pourquoi faire des vagues ? »).
Le problème ? Cette peur est contagieuse. Et une fois qu’elle s’installe, plus personne n’ose bouger. C’est comme ça que les régimes autoritaires naissent : pas avec un coup d’État, mais avec des milliers de petits renoncements.
3. L’illusion du « je ne peux rien y faire »
Ah, la fausse modestie ! « Moi, je suis juste un petit rouage dans la machine, je ne peux rien changer. »
Réalité :
- Un petit rouage peut bloquer une machine (demandez à ceux qui osent le démontrer).
- Un seul « non » peut tout faire basculer (demandez à Rosa Parks).
- Le silence, c’est une forme de complicité (et l’Histoire, elle, n’oublie jamais les complices).
Mais bon, c’est plus facile de baisser les yeux et de se dire « ce n’est pas mon problème », non ?
Chapitre 4 : comment reconnaître un caniche en 3 leçons
Pour vous aider à repérer les spécimens dans votre entourage (ou dans votre miroir), voici un guide pratique :
Leçon 1 : le caniche change de ton selon son auditoire
- Devant un mégalo : « Vous avez tout à fait raison, Monsieur le Directeur/Ministre/Influenceur ! Votre vision est géniale ! »
- Devant ses pairs : « Franchement, entre nous, c’est n’importe quoi… mais chut, heu, je n’ai rien dit. »
- Devant sa famille : « Moi ? Un lâche ? Mais non, je suis juste pragmatique ! »
Leçon 2 : le caniche adore les phrases creuses
- « Il faut trouver un équilibre. » (Traduction : « Je ne veux froisser personne. »)
- « C’est compliqué. » (Traduction : « Je n’ai pas le courage de trancher. »)
- « On verra plus tard. » (Traduction : « J’espère que le problème aura disparu. »)
Leçon 3 : le caniche a toujours une excuse
- « Je ne peux pas parler, je vais me faire virer. » → Vrai. Mais alors, quitte ton job.
- « Si je dis quelque chose, ça ne changera rien. » → Faux. L’Histoire est faite par ceux qui osent. Les autres, on ne s’en souvient pas.
- « Je ne suis pas concerné. » → Menteur. Dans un monde interconnecté, tout le monde est concerné.
Chapitre 5 : et si on essayait le courage, pour voir ?
Alors, que faire face à cette épidémie de canicherie ?
1. Arrêter de récompenser les lâches
- Ne votez pas pour des politiciens qui changent d’avis comme de chemise.
- Ne suivez pas des influenceurs qui censurent leurs opinions par peur des critiques.
- Ne travaillez pas pour des entreprises qui écrasent leurs employés tout en faisant semblant d’être « woke ».
2. Soutenir ceux qui osent
- Les lanceurs d’alerte : Sans eux, on ne saurait rien.
- Les journalistes qui savent encore fournir et défendre une information libre et indépendantes : Ceux qui refusent de se plier.
- Les employés qui résistent : Ceux qui dénoncent les abus même au risque de tout perdre.
3. Devenir soi-même un lion (ou au moins un chat qui griffe)
- Parlez quand tout le monde se tait.
- Dites non quand tout le monde dit oui (mais ayez un peu d’esprit critique quand même, ça vaut mieux !).
- Assumez vos convictions, même impopulaires.
Parce que, au final, le monde a besoin de deux choses :
- Moins de caniches.
- Plus de gens qui ont des couilles (ou des ovaires, au choix).
Conclusion : le monde appartient aux caniches… Pour l’instant
Pour l’instant, les mégalos égocentriques manipulent, et les caniches aboient. Et ça marche plutôt bien pour eux : les premiers règnent, les seconds survivent.
Mais l’Histoire nous a appris une chose : les empires de la lâcheté finissent toujours par s’effondrer. Un jour, les caniches n’auront plus rien à manger, et les lions reviendront.
En attendant, à vous de choisir :
- Rester un caniche (confortable, mais pathétique).
- Devenir un lion (risqué, mais au moins, tu auras vécu).
Et souvenez-vous : Dans le grand cirque de la lâcheté organisée, les caniches ont toujours plus de succès que les lions… mais ce sont les lions qu’on retient dans les livres d’Histoire.
Alors, prêt à rugir ?
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