Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 180 – Les purges en costard : quand les institutions font le ménage… mais pas chez elles
Les purges en costard : quand les institutions font le ménage… mais pas chez elles
On nous bassine avec la woke culture, l’inclusivité, la tolérance zéro contre les discriminations. Pourtant, il y a un domaine où nos chers dirigeants de prétendues organisations « bienveillantes » excellent sans complexe : l’art de la purge. Pas celle des placards, non. Celle des rivaux, des gênants, des trop bruyants. Et surtout, celle qui permet de garder le pouvoir entre les mêmes mains, bien au chaud.
1. La grande tradition des purges… version 2026
Qui l’eût cru ? Les institutions politiques, ces temples de la démocratie et de la transparence, ont une fâcheuse tendance à nettoyer leurs rangs dès qu’un vent un peu trop frais souffle. En 2025, la France a connu une année riche en remaniements ministériels, limogeages en cascade et exils forcés de hauts fonctionnaires ou élus un peu trop remuants. À croire que le vrai sport national, ce n’est pas le foot, mais le « qui va sauter ce mois-ci ? ».
Prenez l’exemple récent des tensions au sommet de l’État : entre un Premier ministre qui tombe comme un fruit mûr (François Bayrou renversé en septembre 2025) et des ministres qui disparaissent des radars comme par magie, on se demande si le mot « stabilité » a encore un sens. Et que dire des officiers muselés ou des justices instrumentalisée pour faire taire les voix dissonantes ? La France, nouvelle venue dans le club très fermé des démocraties à géométrie variable (https://www.businessbourse.com/2025/04/09/sommes-nous-en-dictature-on-devoile-la-purge-cachee-du-systeme/).
2. Le paradoxe woke : on vire les autres, mais pas ses propres privilèges
Ironie suprême : ces mêmes institutions qui se parent des vertus de la diversité et de l’ouverture n’hésitent pas à écarter ceux qui dérangent. Un maire mis en examen pour harcèlement ? On le pousse vers la sortie (cf. Limoges 2025). Un général qui ose critiquer la gestion du pouvoir ? On le mutile socialement (https://www.businessbourse.com/2025/04/09/sommes-nous-en-dictature-on-devoile-la-purge-cachee-du-systeme/). Un journaliste trop curieux ? On le blackliste — la grande tradition, depuis la Grande Dépression américaine jusqu’à aujourd’hui.
Et pendant ce temps, les mêmes élites qui organisent ces purges continuent de siroter leur champagne dans les salons feutrés, bien à l’abri des vagues qu’elles déclenchent. Woke ? Non, hypocrite.
3. Le populisme, cette soupape bien pratique
Ah, le populisme ! Ce mot que les médias adorent brandir comme une insulte… sauf quand il s’agit de justifier leurs propres purges. « Le peuple veut du sang neuf ! », clament-ils, avant de remplacer un ministre par un clone en costard. « Il faut assainir les institutions ! », proclament-ils, tout en nommant à la tête des commissions d’enquête… leurs propres protégés.
La preuve ? Regardez comment quelques marionnettes d’institutions populistes ont réagi face à « l’anxiogiémisme » provoqué par une pandémie mondiale, en rajoutant, encore, un côté anxiogène à une réalité qui est assez anxiogène comme ça ! Mais, il faut croire que non ! Il leur fallait, en plus, une montée de la démagogie du RN ou de LFI : en fermant les rangs, en excluant les dissidents, et en verrouillant les débats. Résultat : des assemblées qui ressemble à un club privé, où l’on entre seulement si l’on a la bonne carte de membre.
4. Et si on appliquait la même recette à eux ?
Imaginez un instant que le peuple — ce cher peuple qu’on invoque sans cesse — décide de faire le ménage dans les institutions. Pas avec des brooms (balais) en plastique, non. Avec des vrais balais. Ceux qui balayent les cumulards, les corrompus, les incompétents notoires.
- Un « responsable » qui a menti ? Dehors.
- Un « politique » qui cumule 10 mandats ? Dehors.
- Un haut fonctionnaire qui a fait du prosélytisme ? Dehors.
Bien sûr, ce n’est qu’un rêve. Car dans la réalité, les purges, c’est toujours pour les autres. Ceux qui ont regardés et se sont dit que là, il y a quelque chose de vraiment pas clair !
Conclusion : la purge, ce sport national
Alors, chers « responsables », avant de nous faire la leçon sur la morale, commencez par balayer devant votre porte. Ou mieux : laissez-nous le balai.
Car au fond, la seule chose que ces purges à répétition prouvent, c’est que le vrai pouvoir, c’est celui qui décide qui reste… et qui part.
Et vous, chers lecteurs, qui aimeriez-vous voir sauter en premier ?
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