Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 90 – Les champions de la vertu… jusqu’à ce que ça les arrange

Ah, les grands défenseurs de la morale ! Ces braves soldats de la justice, du bien et du politiquement correct, qui nous bassinent avec leurs valeurs inébranlables… jusqu’à ce qu’un petit vent contraignant ne souffle. Là, soudain, leurs principes se transforment en chiffons de papier, et leur égo, lui, reste bien droit, fier et gonflé comme un ballon de baudruche.

Image-4968 Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 90 – Les champions de la vertu… jusqu’à ce que ça les arrange

🎭 Le spectacle des masques qui tombent

On les reconnaît facilement, ces apôtres de la vertu. Ils postent des citations de Camus sur Instagram, partagent des pétitions pour sauver la planète entre deux selfies en avion, et te traitent de monstre si tu oses émettre un doute sur leur dernière lubie morale. Pourtant, dès qu’il s’agit de leur propre confort, de leur image ou de leur portefeuille, ces mêmes parangons de l’intégrité se métamorphosent en maîtres de l’esquive.

  • « Je boycotte les marques qui exploitent les travailleurs… mais j’achète mon iPhone dernier cri. »
    (Parce que, bon, la lutte des classes, c’est bien… mais pas au point de se priver d’un bon écran Retina.)
  • « La transparence est essentielle ! »… dit la start-up qui cache ses comptes en Suisse.
    (Transparence, oui, mais pas trop quand même.)
  • « Je suis écolo à 100% ! »… mais mon trajet quotidien en 4×4, c’est pour le bien de la planète, puisque je compense en plantant un arbre. Un. Par an.
    (Un arbre, ça absorbe environ 20 kg de CO₂ par an. Un 4×4, c’en émet 3 tonnes. Mais bon, l’intention y est.)

🏆 Le podium des lâchetés préférées

🥇 1. Le « Je suis avec vous… mais chut ! »

C’est le classique. Soutenir une cause en privé, mais se taire en public de peur de froisser son boss, ses abonnés ou sa belle-mère. Parce que, soyons honnêtes, un like, ça se monnaye. Un principe, beaucoup moins.

Exemple :
Le cadre sup’ qui signe des pétitions pour les droits des travailleurs… mais licencie le premier qui tousse un peu trop fort. « C’est la crise, vous comprenez. »


🥈 2. Le « C’est pour ton bien »

Ah, ce grand classique de l’hypocrisie bienveillante ! On ment, on manipule, on trahit… mais c’est pour ton bien, bien sûr. Comme ce politique qui défend les petits commerces tout en signant des décrets qui les étranglent. « C’est pour leur bien, ils ne s’en rendent pas compte ! »

Variante :
L’ami qui te critique en face pour ton manque d’engagement écologiste… mais commande un burger en plastique tous les midis. « Je compense en triant mes déchets. Enfin, quand j’y pense. »


🥉 3. Le « J’ai changé d’avis… mais c’est vous les méchants »

Ici, on traitait hier encore de fasciste ceux qui osaient douter de la dernière mode idéologique… et aujourd’hui, on fait exactement la même chose, mais en inversant les rôles. Parce que avouer s’être trompé, c’est pour les faibles. Mieux vaut accuser les autres de ne pas avoir suivi.

Exemple :
Le militant qui hurlait « À bas le système ! »… jusqu’à ce qu’il obtienne un poste bien payé dans le système. « Bon, en fait, le système, c’est pas si mal. Mais c’est eux qui sont des vendus, pas moi ! »


🤡 La cerise sur le gâteau : les structures « engagées »

Les individus, c’est une chose. Mais les entreprises, associations et partis politiques ? Là, on passe à la speed de la lâcheté organisée.

  • Les marques qui surfent sur le woke pour vendre plus cher un t-shirt en coton bio… fabriqué au Bangladesh.
    (Parce que le capitalisme vert, c’est comme le veganisme chez McDonald’s : une contradiction en termes.)
  • Les partis politiques qui dénoncent la corruption… avant de se faire prendre la main dans le pot de confiture. « C’est un malentendu ! Un complot ! Une fake news ! »
  • Les influenceurs « authentiques » qui prônent l’anti-consumérisme… tout en signant des contrats avec des marques de luxe. « Je le fais pour vous, mes chéris ! »

💡 Et si on arrêtait l’hypocrisie ?

Au fond, le problème, ce n’est pas tant les lâchetés (on est tous faibles, on a tous nos contradictions). Le problème, c’est l’hypocrisie. C’est de prétendre être ce qu’on n’est pas, de vendre du rêve tout en piétinant les valeurs qu’on prétend défendre.

Alors, chers champions de la vertu à géométrie variable, une petite suggestion :

  • Assumez vos contradictions. « Oui, je suis écolo… mais j’aime aussi mon confort. Et alors ? »
  • Arrêtez de juger les autres comme si vous étiez des saints. (Spoiler : vous ne l’êtes pas.)
  • Soyez cohérents… ou au moins honnêtes. « Je mens, je triche, je troque mes principes… mais je l’assume. »

🎤 Conclusion : Le monde est un théâtre… et nous en sommes les pantins

La prochaine fois que tu verras un défenseur de la morale changer de discours comme de chemise, souris. Parce que, au fond, nous sommes tous un peu comme eux. La différence, c’est que certains ont le culot de faire croire qu’ils sont au-dessus de la mêlée.

Et toi, cher lecteur, combien de tes « valeurs » tiendraient face à un bon chèque ou à un peu de gloire ?


Parce que la vraie grandeur, ce n’est pas de prôner des principes… c’est de les appliquer. Même quand ça dérange. Même quand ça coûte. Même quand personne ne regarde.

Et ça, mes amis, c’est ce qu’on appelle… le courage. 🎭

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