Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 100 – Les réseaux sociaux : le manuel du parfait petit génocidaire en kit

Par DouteEtRaison, citoyen éberlué (mais pas dupe)

3cdffe03-5da4-4656-9db8-fe2c6ff71b58-300x225 Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 100 – Les réseaux sociaux : le manuel du parfait petit génocidaire en kit


Chapitre 1 : La désinformation, ou l’art de faire croire à n’importe qui n’importe quoi

Ah, les réseaux sociaux ! Ces merveilles de la modernité où, entre deux vidéos de chats qui dansent la salsa, on peut apprendre que les vaccins transforment vos enfants en légumes OGM, que la Terre est plate (mais seulement les jours pairs), ou que votre voisin de palier est en réalité un reptilien déguisé en humain. Magique, non ?

Le principe est simple : plus c’est absurde, plus ça marche. Pourquoi ? Parce que l’algorithme, ce cher ami, adore le scandale. Un like, un partage, un commentaire enragé, et hop ! Votre théorie du complot préférée devient virale. Literally. Comme un virus, d’ailleurs. Sauf que pour celui-là, pas besoin de masque.

Et le meilleur dans tout ça ? Personne ne vérifie. Pourquoi perdre du temps à chercher la vérité quand on peut la fabriquer en deux clics ? À l’ère du fact-checking (un concept aussi populaire que le régime sans gluten dans les cantines scolaires), chacun devient son propre journal. Le problème ? Les journaux, eux, avaient au moins un correcteur orthographique.


Chapitre 2 : Les institutions, ou l’art de regarder ailleurs

Mais attendez, ce n’est pas tout ! Car dans ce grand cirque numérique, il y a les spectateurs passifs : nos chères institutions. Ah, elles savent, bien sûr. Elles reçoivent les alertes, les rapports, les preuves. Des dossiers épais comme des annuaires téléphoniques leur tombent sur le bureau tous les matins. « Un génocide se prépare ? Un coup d’État en marche ? Des millions de gens manipulés ? » Pas de panique, on va former une commission.

Une commission, c’est comme un groupe de travail, sauf que ça ne travaille pas. Ça discute. Ça rédige des rapports. Ça organise des réunions. Et surtout, ça attend que le problème devienne si gros qu’il soit impossible de l’ignorer. À ce moment-là, on sort les grands mots : « C’est inacceptable », « Nous condamnons fermement », « Il faut agir ». Sauf qu’à ce stade, le mal est déjà fait. Les corps sont déjà froids, les esprits déjà empoisonnés.

Et pourquoi agissent-elles si tard ? Parce que l’inaction, c’est moins risqué que l’action. Condamner un mensonge, c’est s’attirer les foudres de ceux qui y croient. Alors on ferme les yeux. On se dit que « ça va passer ». Comme une grippe. Sauf que la grippe, elle, au moins, elle a une fin.


Chapitre 3 : L’Holocauste ? Une surprise ? Vraiment ?

Et puis un jour, on se réveille. On se frotte les yeux, on regarde autour de soi, et on se dit : « Mais comment on a pu en arriver là ? »

La réponse, elle est là, sous vos doigts. Dans votre smartphone. Dans vos feeds infinis. Dans vos groupes Facebook où l’on partage des mèmes plus haineux les uns que les autres. La désinformation, c’est le terreau. Le silence des institutions, c’est l’engrais. Et un jour, la plante pousse. Une plante monstrueuse, aux racines profondes, qui étouffe tout sur son passage.

On se demande comment des millions de gens ont pu fermer les yeux sur l’Holocauste. Mais aujourd’hui, on les ferme nous-mêmes. On préfère croire que « c’est compliqué », que « les deux côtés ont leur part de responsabilité », que « de toute façon, on ne peut rien y faire ». Sauf que si. On peut arrêter de partager. Arrêter de croire. Arrêter de se taire.


Épilogue : La responsabilité, ce truc qui pique les yeux

Alors oui, c’est plus facile de pointer du doigt « les élites », « les médias », « les algorithmes ». Mais la vérité, c’est que chaque clic, chaque partage, chaque silence est une brique dans le mur. Et un jour, le mur, il vous enferme.

La désinformation, c’est comme une marée noire : tout le monde voit la flaque, mais personne ne veut nettoyer. Alors on attend. On espère que ça partira tout seul. Sauf que la marée, elle, elle monte. Et quand elle vous submerge, il est trop tard pour nager.

Alors, la prochaine fois que vous verrez un titre choc, une info trop belle pour être vraie, ou un complot qui sent le réchauffé de 1933… posez-vous la question : est-ce que je veux être du côté de ceux qui allument le feu… ou de ceux qui tentent de l’éteindre ?

(Spoiler : Les pompiers, eux, ils ne partagent pas de fake news.)


Et vous, cher lecteur, toujours aussi sûr de votre feed ? 😉

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