Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 113 – Victoire du sang et Excel : le nouveau trio gagnant de la Ripouxblique
PSG, vitrines brisées et truthiness : le grand show des manipulateurs qui transcendent la vérité
Le PSG a gagné.
Paris devait chanter, danser, pleurer de joie, renverser deux bières et appeler ça une soirée historique.
On a plutôt pris un carton rouge.
Pas pour le foot.
Pour le spectacle.
En France, une fête réussie sans vitrines explosées, c’est apparemment comme un barbecue sans merguez : il manque quelque chose.
Alors les vrais supporters ont célébré.
Et les autres sont arrivés.
Pas les amoureux du foot.
Non.
Les intermittents du chaos, les Mozart du pavé, les grands poètes du scooter volé, ceux qui confondent « victoire sportive » avec « atelier découverte : comment transformer une rue en bande-annonce de fin du monde ».
Et là, miracle ripouxblicain :
tout était sous contrôle.
Bien sûr.
Quand ça brûle : c’est sous contrôle.
Quand ça casse : c’est sous contrôle.
Quand les policiers se prennent des projectiles : c’est une « situation suivie avec attention ».
Quand les commerçants retrouvent leur vitrine en puzzle 4 000 pièces : c’est probablement « un moment de liesse populaire un peu dynamique ».
À ce niveau là, la communication officielle n’est plus de la langue de bois.
C’est une forêt amazonienne avec Wi-Fi ministériel.
Le foot n’est pas le problème. Le vrai match, c’est autre chose
Le foot n’est pas le problème.
Le PSG n’est pas le problème.
Les supporters normaux ne sont pas le problème.
Le problème, c’est que le moindre grand événement devient un test national :
« Combien de temps avant que Kevin-du-chaos décide de mettre le feu à une poubelle pour exprimer sa joie intérieure ? »
Et après, évidemment, vient la meilleure partie :
la facture.
Parce que par populisme, l’on a modernisé le concept.
On m’avait appris que : quand quelqu’un cassait, il devait payer.
Mais, c’est plutôt : quand quelqu’un casse, tout le monde cotise.
C’est ça, le progrès :
le vandalisme participatif.
Le casseur repart avec sa story Instagram.
Le commerçant repart avec un balai.
Le policier repart avec un arrêt de travail.
Et le citoyen repart avec une ligne de plus dans son assurance.
Magnifique.
Les prétendus « responsables » n’empêchent plus toujours le désordre.
Ils l’intègrent dans un tableau Excel pour satisfaire quelques égos et contrôler, encore plus, le citoyen.
On ne gouverne plus, on mutualise.
On ne protège plus, on rembourse.
On ne sanctionne plus, on crée un fonds.
Bientôt, on aura peut-être une option premium :
« Pack Émeute Sérénité + bris de glace + cocktail Molotov avec franchise réduite. »
Le vrai match n’était donc pas PSG contre Arsenal.
Le vrai match, c’était :
-
les citoyens contre les casseurs,
-
les policiers contre les consignes floues,
-
les commerçants contre la calculette,
-
et le réel contre le communiqué de presse.
Et pour l’instant, le communiqué mène toujours 1-0.
Les petits arrangements avec la vérité des manipulateurs dégoûtants
Mais le vrai scandale, ce n’est pas que des vitrines explosent.
Le vrai scandale, c’est que quelques manipulateurs dégoûtants transforment tout ça en show de pouvoir, en spectacle d’ego, en théâtre de manipulations.
Ces gens-là, ils ne cherchent pas la vérité.
Ils la plient.
Ils la tordent.
Ils la repeignent.
Ils la vendent comme un produit premium, avec branding, slogan et fond de screen Instagram.
Leur outil préféré ?
Le truthiness.
Pas la vérité.
Pas les faits.
Le truthiness : cette vérité qui sent vrai, qui semble vrai, qui donne l’impression de vrai, même si c’est faux, même si c’est manipulé, même si c’est construit pour plaire.
Ils disent : « C’est pour la paix. »
Pendant qu’ils vendent des armes.
Ils disent : « C’est pour la démocratie. »
Pendant qu’ils achètent des gouvernements.
Ils disent : « C’est pour la sécurité. »
Pendant qu’ils laissent les rues brûler.
Ils disent : « Je défends la veuve et l’orphelin. »
Pendant qu’ils protègent leur égo et celui de leurs amis.
La justice ?
Ils n’en ont rien à faire.
Seule la satisfaction de leur ego compte.
Quitte, pour cela, à produire des milliers de morts.
Toutes ressemblances avec des précédents faits historiques seraient, bien sûr, pure coïncidence.
La justice, cet accessoire optionnel
Dans leur monde, la justice est un accessoire optionnel.
Quand ça arrange :
« Justicepour tous ! »
Quand ça gêne :
« C’est complexe. »
« Il faut du temps. »
« Ne jugeons pas trop vite. »
« C’est une affaire judiciaire. »
Mais attention :
si tu le dis trop fort, tu es complotiste.
Si tu poses trop de questions, tu es extrémiste.
Si tu oses contester, tu es « contre le peuple ».
Alors que le peuple, lui, il vois :
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des vitrines brisées,
-
des policiers blessés,
-
des commerçants ruinés,
-
des citoyens qui nettoient,
-
et des manipulateurs qui sourient.
Le jeu des manipulateurs : ego, pouvoir, image
Leur vrai match, ce n’est pas :
-
loi oui, loi non,
-
gauche, droite,
-
pro, anti.
Leur vrai match, c’est :
-
moi, contre les autres,
-
mon image, contre la réalité,
-
mon ego, contre la vérité,
-
mon pouvoir, contre le peuple.
Ils veulent :
-
être vus,
-
être applaudis,
-
être choyés,
-
être aimés,
-
être craints.
Pas être justes.
Pas être vrais.
Pas être humains.
La veuve ?
C’est un accessoire.
L’orphelin ?
C’est un accessoire.
Le peuple ?
C’est un accessoire.
Eux, c’est l’ego.
Toujours l’ego.
Toujours le mêmes.
La facture, encore et toujours
Et à la fin, qui paie ?
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Le commerçant qui nettoie.
-
Le policier qui soigne.
-
Le citoyen qui assure.
-
Le peuple qui meurt.
Pendant que les manipulateurs :
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sourient,
-
parlent,
-
changent de discours,
-
changent d’alliés,
-
changent de vérité.
Parce que pour eux, la vérité n’est pas un principe.
C’est un outil.
C’est un marchandage.
C’est un produit.
La justice ?
C’est un décor.
L’ego ?
C’est le seul vrai Dieu.
Alors bravo au PSG. Et courage aux autres
Alors bravo au PSG.
Bravo aux vrais supporters.
Et courage à tous ceux qui ont nettoyé les dégâts d’une fête qu’ils n’ont pas gâchée.
Parce qu’en France, même quand ton équipe gagne, il faut encore vérifier si ta voiture est toujours là.
Bienvenue dans le nouveau sport national :
la victoire avec option sinistre.
Mais surtout, n’oublie pas :
-
Le vrai match, ce n’est pas PSG contre Arsenal.
-
Le vrai match, c’est toi contre les manipulateurs.
-
Le vrai match, c’est la vérité contre le truthiness.
-
Le vrai match, c’est la justice contre l’ego.
Et pour l’instant, l’ego mène toujours 1-0.
Mais le match n’est pas fini.
Et toi, tu es encore sur le terrain.
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