Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 122 – « Héros de l’Impossible » : quand les défenseurs de l’indéfendable se creusent la tête…

Il y a ceux qui passent leur vie à résoudre des problèmes qui n’existent que dans leur tête, et puis il y a ces pseudos héros particulièrement absurdes : les militants qui se créent des problèmes complexes pour défendre l’inexcusable chez eux – tout en prétendant incarner des valeurs qu’ils bafouent à longueur de temps.

Le spectacle tragique des pseudos défenseurs sur-actif

Imaginez la scène : un individu commet l’inacceptable, sans même s’en rendre compte. Il est assis dans son confort moral, convaincu de son innocence, tandis que autour de lui, des « pseudos défenseurs » s’échinent à tisser des toiles d’arguments sophistiqués pour justifier l’injustifiable .

Ces pseudos défenseurs woke ont des talents extraordinaires :

  • Oublier les faits quand ils dérangent leurs narratfs ;
  • Créer des exceptions pour chaque règle qu’ils prétendent défendre habituellement ;
  • Retourner les valeurs qu’ils prétendent chérir pour qu’elles les servent ;
  • Inventer des contextes qui n’existent que dans leur imagination.

Le paradoxe populiste : « Lui, c’est différent »

Le populisme moderne a trouvé son sport préféré : défendre l’intolérable – cet art subtil d’expliquer pourquoi celui qui violerait toutes les règles qu’une société prêche est en fait le dernier bastion de ces mêmes règles.

Ce qu’ils disent

Ce qu’ils font réellement

« Les valeurs comptent »

« Sauf pour eux, bien sûr »

« On doit être cohérent »

« Sauf quand c’est eux »

« La vérité avant tout »

« Sauf si elle peut les blesser »

« La compabilité pour tous »

« Eux, c’est une exception ! Vous ne saviez pas ? »

L’aveuglement volontaire des adeptes de la croyance

Le plus drôle (ou tragique), c’est que les adeptes de la secte ne voient même pas le problème dans leurs comportements. Ils campent dans leur innocence, pendant que ses défenseurs militants mènent des olympiades rhétoriques pour protéger l’image de la secte.

« Ils ne voient pas le problème » devient « Il ne peuvent pas voir le problème » et devient, à son tour, « Il n’y a pas de problème »

Cette spirale cognitive permet aux défenseurs militants de :

  1. S’auto-glorifier comme « les seuls à comprendre la vraie nature de la secte » ;
  2. Traiter les critiques de « méchants perfides » ;
  3. Transformer l’indéfendable en « malentendu » ;
  4. Faire de l’aveuglement une vertu.

La values-washing ultime

Ces défenseurs prétendent incarner des valeurs : justice, honnêteté, transparence, responsabilité. Pourtant, leur méthode consiste à :

  • Barrer les faits inconvenants qui leur son signalé ;
  • Minimiser les impacts réels ;
  • Humaniser à l’excès au point de déshumaniser les victimes ;
  • Créer de la confusion pour noyer le poisson.

C’est du values-washing d’excellence : on pulvérise les valeurs tout en criant leur nom à chaque phrase (si ça rapelle ce qui se passe à l’intérieure de certaines entité, je n’y peux rien…).

Pourquoi ce spectacle nous fascine-t-il ?

Parce que c’est relatable. Chacun de nous a déjà défendu quelqu’un en se disant « c’est plus compliqué que ça ». Sauf que là, on pousse jusqu’à l’absurde : créer activement des problèmes pour résoudre un problème qui n’existe pas dans la réalité.

C’est l’art de :

  • Nicolas Cage en mode défenseur : « Je suis tellement engagé que je deviens le problème » ;
  • Le syndrome du sauveur : « Personne ne le comprend comme moi » ;
  • L’ironie involontaire : défendre l’inexcusable en prétendant défendre l’excusable.

Conclusion : le cirque continue

Alors que les intéressés dorment sur leurs deux oreilles, ignorant royalement le chaos qu’ils causent, ses prétendus défenseurs de nobles causes continuent leur danse macabre rhétorique. Ils se créent des montagnes de problèmes pour résoudre des moucherons que personne d’autre ne voit – sauf peut-être les victimes, mais chut, elles ne comptent pas dans l’équation.

Le vrai populisme, c’est peut-être de reconnaître que parfois, un de ces prétendus « défenseurs » est juste un manipulateur – et que les meilleurs défenseurs sont ceux qui arrêtent de défendre l’indéfendable pour enfin défendre les vraies valeurs : la vérité, la cohérence, et le respect des autres .

Au fond, le plus populiste, ce n’est pas de critiquer les puissants. C’est de défendre les puissants en prétendent qu’on est du peuple.

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