Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 131 – Les valeurs, c’est comme les parapluies : ça s’ouvre… jusqu’à ce qu’il pleuve

Introduction : le grand paradoxe des « bien-pensants »

Ah, les valeurs ! Ces belles idées que l’on brandit comme des étendards, que l’on tatoue sur des pancartes, que l’on hurle dans les manifestations… jusqu’à ce que la réalité vienne nous rappeler qu’elles ont un prix. Et là, miracle : les portes se ferment, les rideaux tombent, et nos chers défenseurs de principes se transforment en champions de l’art de l’esquive.

Pourquoi ? Parce que les valeurs, c’est comme les parapluies : on les sort fièrement quand le soleil brille, mais dès que la pluie commence à tomber – c’est-à-dire dès que ça nous coûte quelque chose – on les range bien au sec. Et on fait semblant de ne pas voir les flaques.

Chapitre 1 : le syndrome du « Oui, mais pas chez moi »

Prenons un exemple concret. Un militant antiraciste qui passe son temps à dénoncer les discriminations… mais qui, dès qu’un voisin « différent » emménage dans son immeuble, s’empresse de signer une pétition pour le faire expulser.« C’est pas du racisme, c’est de la préservation du cadre de vie ! » * Bien sûr. Et moi, je suis la reine d’Angleterre.

Ou encore ce défenseur acharné de la liberté d’expression qui hurle contre la censure… jusqu’à ce que quelqu’un ose critiquer SES idées. Là, soudain, la liberté d’expression devient « un danger pour la démocratie », et il faut censurer, bannir, annuler.

À gauche : « Accueillons tous les migrants ! »sauf dans MA rue.
À droite : « L’ordre et la discipline avant tout ! »sauf quand il s’agit de respecter les règles qui ME dérangent.
Au centre : « Soyons tolérants ! »mais pas avec ceux qui ne pensent pas comme moi.

Résultat ? Une société où tout le monde est pour les valeurs… mais personne n’est prêt à les vivre.

Chapitre 2 : la théorie du « C’est pas moi, c’est les autres »

Le plus beau dans cette histoire, c’est que personne ne se reconnaît dans ce portrait.

« Moi, je suis cohérent ! » clame le militant qui a trois drapeaux « Love » dans son salon… mais qui a voté contre le logement social dans sa ville.
« Moi, je suis logique ! » affirme le politique qui dénonce les privilèges… tout en profitant des siens.
« Moi, je suis intègre ! » assure l’influenceur qui prêche la sobriété… entre deux posts sponsorisés pour une marque de voitures polluantes.

La réalité, c’est que nous sommes tous, un peu, des hypocrites. Mais certains ont élevé l’hypocrisie au rang d’art de vivre.

Et le comble ? Plus on crie fort ses valeurs, plus on a de chances de les trahir. Parce que celui qui hurle le plus « Justice ! » est souvent celui qui a le plus à cacher.

Chapitre 3 : le jour où la réalité a frappé à la porte

Imaginez la scène : un défenseur des droits humains se retrouve face à un réfugié qui a vraiment besoin d’aide. Que fait-il ?

1. Il sort son téléphone pour filmer la scène et la poster sur les réseaux avec un « Regardez comme c’est triste ! » (likez, partagez, abonnez-vous).
2. Il appelle les autorités pour « signaler la situation » (c’est-à-dire : se débarrasser du problème).
3. Il ferme sa porte en murmurant « C’est pas à moi de m’en occuper ».

Spoiler : la réponse est souvent la 3.

Pourquoi ? Parce que les valeurs, ça se brandit. Ça ne se vit pas.

Un écologiste qui prend l’avion pour aller à une conférence sur le climat ? « C’est pour la bonne cause ! »
Un féministe qui exploite ses stagiaires (majoritairement des femmes) ? « C’est la réalité du marché ! »
Un anti-capitaliste qui achète tout chez Amazon ? « C’est pratique ! »

La morale de l’histoire ? Les valeurs, c’est comme le régime : tout le monde en parle, mais personne ne le fait vraiment.

Chapitre 4 : et si on arrêtait le cinéma ?

Alors, que faire ? Baisser les bras et accepter que l’hypocrisie est une fatalité ? Non. Simplement arrêter de prendre au sérieux ceux qui agissent comme des pantins.

La prochaine fois qu’un politique te parle de « justice sociale », demande-lui combien il paie ses employés.
La prochaine fois qu’un militant te parle de « tolérance », demande-lui s’il a déjà discuté avec quelqu’un qui ne pense pas comme lui.
La prochaine fois qu’un influenceur te parle de « durabilité », demande-lui combien de vols en jet privé il a pris ce mois-ci.

Et surtout, souvenez-vous : celui qui te dit « Fais ce que je dis, pas ce que je fais » n’est pas un leader. C’est un comédien.

Conclusion : les valeurs, ce luxe qu’on ne peut pas se permettre

Au final, les valeurs, c’est comme le bio : tout le monde trouve ça bien… mais dès que ça coûte plus cher, on repasse au conventionnel.

Alors, chers défenseurs de principes, la prochaine fois que vous brandirez une pancarte « Valeurs ! », demandez-vous : « Et si demain, il pleuvait ? Est-ce que je vous la porteriez bien haut… ou est-ce que je la rangerais bien au sec ? »

Spoiler : pour ma part je connais déjà la réponse.

#LesValeursEnCartonPâte #HypocrisieDeLAnnée #OnEstTousDesComédiens

Share this content: