Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 135 – Défenseurs de la veuve et l’orphelin : quand ceux qui prétendent défendre la veuve et l’orphelin oseront enfin mordre la main qui les nourrit
Introduction : la grande comédie humaniste
Ah, les défenseurs de la veuve et de l’orphelin ! Ces nobles âmes qui, le cœur sur la main et la larme à l’œil, nous rappellent à chaque discours, chaque interview, chaque post LinkedIn à quel point ils sont du côté des faibles, des opprimés, des laissés-pour-compte.
Sauf que :
- Sauf que ces mêmes chevaliers blancs de la morale ont une fâcheuse tendance à serrer la main de ceux qui écrasent la veuve et l’orphelin en question.
- Sauf que ces apôtres de la justice sociale préfèrent souvent les sourires complices avec les puissants aux questions qui fâchent.
- Sauf que, quand il s’agit de mordre la main qui les nourrit, soudain, ils deviennent muets, amnésiques, ou pire : complaisants.
Alors aujourd’hui, on ouvre le Chapitre 135 de la grande saga « Les Dégoûtés et les Dégoûtants » : celui où on se demande quand, enfin, les prétendus défenseurs des faibles oseront cesser d’être les toutous des forts.

Acte 1 : les politiciens, ces magiciens de l’indignation sélective
Prenez un ministre, un député, un président (au choix). Celui-là même qui, hier encore, pleurait sur le sort des SDF, des infirmières, des enseignants sous-payés.
- « Les salaires de la misère, c’est une honte ! » → Sauf quand il s’agit de voter une augmentation pour les siens.
- « Les lobbies, ça suffit ! » → Sauf quand il s’agit de dîner avec eux (menu gastronomique, bien sûr).
- « La justice doit être indépendante ! » → Sauf quand un copain est dans le collimateur.
Exemple concret ? La Covid-19.
Ces mêmes défenseurs acharnés du peuple qui, pendant des années, ont dénoncé les inégalités sociales… se sont soudain transformés en champions du « circulez, y’a rien à voir » quand il a fallu assumer les manquements des leurs.
- « On protège les plus fragiles ! » → Sauf quand il a fallu alerter sur une pandémie (trop tard).
- « La science doit guider nos décisions ! » → Sauf quand la science disait des choses qui dérangeaient certains discours manipulateurs.
- « On est tous dans le même bateau ! » → Sauf quand le bateau était un yacht… et qu’eux étaient dedans.
Morale de l’histoire : L’indignation, comme le vin, se boit… mais ne se partage pas.
Acte 2 : les médias, ces courroies de transmission déguisées en chiens de garde
Et puis, il y a les médias. Ces prétendus quatrième pouvoir qui devraient, en théorie, surveiller les puissants, démasquer les mensonges, donner la parole aux sans-voix.
Sauf que :
- Sauf que beaucoup préfèrent relayer les communiqués officiels plutôt que de poser les questions qui dérangent.
- Sauf que certains journalistes stars passent plus de temps à dîner avec les ministres qu’à enquêter sur leurs combines.
- Sauf que, quand un politique ment effrontément, trop souvent, on se contente de le répéter… sans même sourciller.
Exemple ? Les grandes interviews télé.
- « Monsieur le Président, que répondez-vous à vos détracteurs ? » → Traduction : « Balancez votre élément de langage, on est à l’heure. »
- « Madame la Ministre, vos opposants disent que… » → Traduction : « On va vous laisser répondre sans vous contredire, promis. »
Résultat ? Des débats truqués, où les puissants parlent… et où personne ne les conteste.
Morale de l’histoire : un chien de garde qui ne mord pas, c’est un caniche.
Acte 3 : les ONG et les « bien-pensants », ces spécialistes de l’alibi moral
Et n’oublions pas les ONG, les associations, les « bien-pensants » de tout poil. Ceux qui dénoncent, manifestent, signent des pétitions… tout en fermant les yeux sur les contradictions de leurs alliés.
- « Sauvez les migrants ! » → Sauf quand il s’agit de critiquer les pays qui les exploitent (mais qui financent aussi leurs campagnes).
- « Luttons contre la corruption ! » → Sauf quand elle vient de ceux qui partagent nos idées.
- « Boycottons les multinationales ! » → Sauf quand elles sponsorisent nos événements.
Exemple ? Les grands sommets climatiques.
Des discours enflammés sur la nécessité de sauver la planète… suivis de dîners arrosés avec les PDG des plus grands pollueurs.
Morale de l’histoire : la morale, comme le beurre, se tartine… mais pas partout.
Épilogue : le jour où le masque tombera (peut-être)
Alors, quand est-ce que ça changera ?
– Quand est-ce que les défenseurs de la veuve et de l’orphelin cesseront d’être les valets des puissants ?
– Quand est-ce que les médias oseront enfin mordre la main qui les nourrit ?
– Quand est-ce que les bien-pensants arrêteront de fermer les yeux sur les compromissions ?
Peut-être le jour où le public arrêtera d’applaudir.
Peut-être le jour où on arrêtera de croire que « défendre une cause » suffit… sans exiger des actes.
*Peut-être le jour où on comprendra que la vraie morale, c’est de ne pas se contenter de pleurer sur le sort des victimes… mais de s’attaquer à ceux qui les créent.
En attendant, le Chapitres 135 reste ouvert.
Et les dégoûtés, eux, restent dégoûtés.
« Défendre la veuve et l’orphelin, c’est bien. Oser mordre la main qui les exploite, ce serait mieux. »
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