Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 151 – Les Bienveillants de l’Éducation : quand l’école fabrique des héritiers… et les bien-pensants la perpétuent
Les « bienveillants » de l’éducation : quand la bien-pensance devient la courroie de transmission de l’inégalité
Ah, l’école ! Ce temple de la République, ce creuset du mérite, cette usine à rêves… et à désillusions. Depuis des décennies, elle excelle dans un art bien particulier : fabriquer des héritiers et des exclus. Et aujourd’hui, les « bienveillants« , ces chevaliers blancs de la pédagogie, ont décidé de perpétuer le système, mais avec un sourire en coin et une touche de culpabilité bien placée.
L’école : une machine à trier (déguisée en ascenseur social)
L’école, c’est un peu comme un jeu de Monopoly : au départ, tout le monde a les mêmes règles, mais très vite, certains héritent de l’hôtel Place Vendôme tandis que d’autres se retrouvent avec une case prison et un boulet au pied. Pourquoi ? Parce que l’école, en réalité, ne compense pas les inégalités : elle les révèle, les amplifie, et les légitime.
Et les « bienveillants« , ces pédagogues éclairés, ces réformateurs inspirés, que font-ils ? Ils serinent qu’il faut « changer les mentalités », qu’il faut « donner sa chance à chacun », qu’il faut « lutter contre les déterminismes sociaux ». Sauf que… ils oublient un petit détail : le système, lui, ne change pas.
La « bienveillance », ce nouveau dogme qui ne dérange personne
Les « bienveillants« , c’est un peu comme les médecins qui soignent les symptômes mais pas la maladie. Ils parlent d’inclusion, mais ne remettent jamais en cause les critères d’exclusion. Ils prônent l’égalité des chances, mais ferment les yeux sur le fait que certaines chances naissent avec un code postal.
Leur arme secrète ? La culpabilisation. « Si tu échoues, c’est que tu n’as pas assez cru en toi. » « Si tu ne réussis pas, c’est que tu n’as pas assez travaillé. » « Si tu es exclu, c’est que tu n’as pas assez profité des opportunités. » Bref, c’est de ta faute. Et hop ! Le système est sauvé, et les « bienveillants » peuvent dormir sur leurs deux oreilles (et leurs diplômes obtenus dans de bonnes écoles, bien sûr).
Les héritiers : ces enfants gâtés qu’on ne voit pas
Les héritiers, eux, n’ont pas besoin de bienveillance. Ils ont déjà tout : des parents qui savent naviguer dans le système, des réseaux, des codes, une culture légitime. L’école, pour eux, c’est un tremplin. Les « bienveillants » ? Ils les aident à voler encore plus haut.
« Il faut encourager les talents ! » (Traduction : « Il faut donner encore plus à ceux qui ont déjà tout. »)
« Il faut valoriser l’excellence ! » (Traduction : « Il faut justifier que certains soient au-dessus des autres. »)
Résultat : les héritiers héritent, et les exclus restent exclus. Mais au moins, on se sent bien dans sa peau.
Les exclus : ces enfants qu’on plaint… sans rien changer
Pour les exclus, en revanche, les « bienveillants » ont une solution magique : la compassion. « Oh, les pauvres, ils n’ont pas eu de chance… » « Oh, les pauvres, le système est injuste… » Et puis ? Rien. Ou alors, on leur propose des ateliers de confiance en soi, des stages de motivation, des coaching pour réussir.
Comme si le problème, c’était eux. Comme si le système n’avait pas été conçu pour les écarter.
Le génie des « bienveillants » : faire croire que tout va changer… sans rien bouger
Le plus beau tour de passe-passe des « bienveillants », c’est de faire croire qu’ils luttent contre les inégalités… tout en les perpétuant. Ils parlent de mixité sociale, mais ne mélangent jamais les élites et les autres. Ils dénoncent les privilèges, mais ne renoncent jamais aux leurs.
Leur secret ? Le langage. « Inclusion », « diversité », « égalité des chances »… Des mots qui sonnent bien, qui donnent bonne conscience, mais qui ne changent rien à la réalité.
En résumé :
Les « bienveillants » de l’éducation, ce sont les héritiers du système déguisés en révolutionnaires. Ils parlent de justice sociale, mais ne touchent jamais aux privilèges. Ils pleurent sur le sort des exclus, mais ne leur donnent jamais les clés du pouvoir.
Alors, la prochaine fois qu’un « bienveillant » te parlera d’égalité des chances, souvenez-vous : « La bienveillance, c’est comme la méritocratie : ça sonne bien, mais ça change rien. »
Et vous, cher lecteur, avez-vous déjà croisé un « bienveillant » qui perpétuait les inégalités… en se donnant bonne conscience ? 😉
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