Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 183 – Slutshaming woke : quand les « éveillés » deviennent les nouveaux « purs » (et que les purs deviennent les nouveaux méchants)

📜 Introduction : le slutshaming, ce sport national qui ne meurt jamais

Le slutshaming — cette délicieuse tradition qui consiste à juger une femme sur sa vie sexuelle — a longtemps été le passe-temps préféré des moralistes en tout genre. Pendant des siècles, on a traitée de « pute » la femme qui osait avoir du plaisir, divorcer, ou simplement exister sans l’autorisation d’un homme. Puis sont arrivés les féministes, les progressistes, les wokes, qui ont dit : « Assez ! On ne juge plus les femmes sur leur sexualité ! »

Sauf que…

Aujourd’hui, le slutshaming a changé de camp. Désormais, ce ne sont plus les femmes « libérées » qui sont stigmatisées, mais, aussi, ceux qui osent critiquer le wokisme. Et devine quoi ? Les nouveaux moralistes sont aussi intolérants que les anciens. La seule différence, c’est qu’ils ont trouvé un nouveau bouc émissaire : le « conservateur réac », le « mec blanc cisgenré », le « terf » ou le « fasciste » (spoiler : ces termes désignent désormais toute personne qui n’est pas d’accord avec eux).

Bienvenue dans l’ère du slutshaming woke, où on ne juge plus les femmes, mais on juge ceux qui jugent… avec la même violence, la même hypocrisie, et la même certitude d’avoir Dieu (ou Marx, ou Foucault) de son côté.


🎭 Acte 1 : le wokisme, ce nouveau catéchisme

Autrefois, la morale était simple :

  • « Une femme doit être vierge jusqu’au mariage. »
  • « Une femme qui couche avant le mariage est une traînée. »
  • « Une femme qui divorce est une échouée. »

Aujourd’hui, la morale woke est aussi simple, mais inversée :

  • « Une femme doit être libre de son corps. » (Sauf si elle est une TERF, une anti-féministe, ou une conservatrice, auquel cas elle est une « ennemie du progrès ».)
  • « Un homme qui critique le féminisme est un misogyne. » (Même s’il est lui-même féministe, mais pas assez radical.)
  • « Toute personne qui n’est pas d’accord avec nous est un fasciste. » (Même si elle vote à gauche depuis 40 ans.)

Résultat : on a remplacé « la femme doit être chaste » par « tu dois être woke ». Et woe betide (malheur à) celui qui ose remettre en question le dogme.


🔥 Exemple 1 : le cas des « TERFs » – Quand le féminisme devient une religion

Prenons l’exemple des TERFs (Trans-Exclusionary Radical Feminists). Ces féministes, souvent lesbiennes et militantes de longue date, osent dire que « une femme est une femme » (un concept révolutionnaire, je sais). Pour les wokes, c’est l’hérésie absolue.

Morale de l’histoire : dans le wokisme, il n’y a pas de débat. Il y a la vérité réveillée… et il y a les hérétiques à brûler.


🔥 Exemple 2 : la « cancel culture » – La nouvelle inquisition

Autrefois, on brûlait les sorcières. Aujourd’hui, on annule les gens.

  • En 2021, Gina Carano, actrice de The Mandalorian, a été virée de Disney pour avoir partagé des memes conservateurs sur Twitter. Son crime ? Avoir osé avoir une opinion différente de celle de la bien-pensance hollywoodienne.
  • En 2022, un professeur de l’Université de Yale a été forcé de démissionner après avoir défendu le droit de débattre sur des sujets sensibles. Son tort ? Avoir dit que les étudiants devraient être exposés à des idées divergentes.
  • En 2024, des employés de Google et Meta ont été licenciés pour avoir exprimé des doutes sur les politiques DEI de leur entreprise. Leur faute ? Avoir osé demander si les embauches basées sur la race étaient vraiment justes (https://observatoireduwokisme.fr/universites-entreprises-et-si-le-wokisme-etait-en-fin-de-vie/).

Le message est clair : « tu es libre de penser… tant que tu penses comme nous. »


🔥 Exemple 3 : le « purity testing » – quand le wokisme devient une secte

Dans le wokisme, il ne suffit pas d’être d’accord avec 99 % des idées. Il faut se soumettre à 100 %, sinon, tu es excommunié.

  • En 2023, une militante LGBTQ+ a été exclue d’un groupe féministe parce qu’elle avait liké un tweet de J.K. Rowling. Son péché ? Avoir montré de la sympathie pour une « ennemie du progrès ».
  • En 2025, des étudiants de l’Université de Columbia ont annulé une conférence sur la liberté d’expression parce que l’un des intervenants avait travaillé pour un média de centre-droit… il y a 10 ans. Peu importe qu’il ait depuis changé d’avis : une fois souillé, toujours souillé.

Le wokisme, c’est comme le catholicisme : une fois excommunié, tu ne peux plus jamais te racheter.


🎭 Acte 2 : l’hypocrisie du slutshaming woke

Le plus drôle dans cette histoire, c’est que les wokes dénoncent le slutshaming… tout en pratiquant leur propre version du shaming.

Ancien Slutshaming Nouveau Slutshaming Woke Ironie
« Tu couches trop, tu es une traînée. » « Tu critiques le wokisme, tu es un fasciste. » Même jugement moral, juste inversé.
« Une femme doit être chaste. » « Tu dois être 100 % woke. » Même dogmatisme, nouvelle religion.
« Les femmes qui avortent sont des meurtrières. » « Les femmes qui ne soutiennent pas le transactivisme sont des TERFs. » Même intolérance, nouvelle cible.
« On brûle les sorcières. » « On annule les hérétiques. » Même violence, nouvelle méthode.

Conclusion : Le slutshaming n’a pas disparu. Il a juste changé de cible.


🎭 Acte 3 : la révolte des « méchants » – Quand les purs deviennent les nouveaux opprimés

Face à cette nouvelle inquisition, une chose étrange se produit : les « méchants » d’hier deviennent les « victimes » d’aujourd’hui.

  • Les conservateurs se plaignent d’être censurés sur les réseaux sociaux.
  • Les féministes radicales (comme les TERFs) se disent persécutées par les wokes.
  • Les modérés sont accusés d’être des complices du patriarcat s’ils n’adhèrent pas à 100 % au dogme.

Résultat : on a remplacé une forme de shaming par une autre, et personne n’est gagnant.


💥 Conclusion : le slutshaming, une tradition qui résiste au temps

Que ce soit hier avec les moralistes religieux ou aujourd’hui avec les moralistes wokes, une chose est sûre : l’humanité adore juger les autres.

Le slutshaming woke, c’est juste la dernière version d’un sport ancien :

  • Hier, on jugait les femmes qui couchaient trop.
  • Aujourd’hui, on juge ceux qui pensent trop différemment.

La morale de l’histoire ?

  • Le slutshaming ne disparaîtra jamais. Il change juste de cible.
  • Les wokes ne sont pas plus tolérants que ceux qu’ils remplacent. Ils ont juste trouvé de nouveaux boucs émissaires.
  • La vraie liberté, c’est de laisser les gens vivre comme ils l’entendent… sans les juger.

Alors, qui sont les vrais « méchants » ?

  • Ceux qui jugent les femmes sur leur sexualité ? Oui.
  • Ceux qui jugent les autres sur leurs opinions ? Aussi.

Et si, au lieu de remplacer une morale par une autre, on essayait… de comprendre ?


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