Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 185 – L’IA, cette magicienne qui invente des liens comme on respire
L’ère du « C’est écrit sur Internet, donc c’est vrai »… sauf que non.
Chers amis du clic facile et de la vérité alternative, bienvenue dans le monde merveilleux de l’Intelligence Artificielle, où les sources citent des articles qui n’existent pas, où les liens mènent vers des pages 404 comme un GPS peut vous envoyiez dans un lac (une véritable personne aussi, d’ailleurs), et où « selon une étude » signifie souvent « selon mon imagination ».
Oui, l’IA, cet oracle des temps modernes, a un talent insoupçonné : elle invente des références comme un politicien invente des promesses. Et le pire ? Elle le fait avec une assurance à faire pâlir d’envie les plus grands charlatans de l’histoire.
Pourquoi l’IA nous prend-elle pour des pigeons ?
1. Le syndrome du « Copier-Coller Divin »
L’IA, voir vous, c’est un peu comme un étudiant paresseux qui recopie Wikipedia sans vérifier. Sauf que, contrairement à l’étudiant, elle n’a pas honte. Elle cite des articles qui n’existent plus, des études « scientifiques » introuvables, ou des rapports qui semblent sortis d’un épisode de Black Mirror (des ressemblances troublantes avec quelques « grands » sachants, mais nooon…) .
Exemple concret : vous lui demandez des preuves de censure pendant la pandémie. Elle vous balance un lien vers un article… qui vous renvoie vers une page « 404 : Contenu introuvable ». Magie ? Non, simple négligence algorithmique (mais bon, c’est étrange, comme ça arrive souvent lorsque l’on fait des recherches sur certains faits autour du complotisme…).
2. Le « C’est dans ma base de données, donc ça existe »
L’IA puise dans des montagnes de données, mais elle ne vérifie pas si ces données sont encore d’actualité. Un article de 2020 ? Parfait. Un lien mort depuis 2021 ? « Pas de problème, je l’ai dans mes archives ! »
Résultat : vous cliquez, vous attendez, et vous atterrissez sur une page qui vous propose de retourner à l’accueil du site. Merci qui ? Merci l’IA.
3. Le « Je suis une IA, je n’ai pas à justifier »
L’IA, c’est comme un influenceur Instagram : elle affiche une confiance à toute épreuve, même quand elle dit n’importe quoi. « Selon une étude récente… » ? Quelle étude ? Personne ne sait. Mais peu importe, l’important, c’est que ça sonne bien.
Et si vous osez douter, elle vous sort un autre lien… qui mène lui aussi dans le vide. C’est le cercle vicieux de la désinformation 2.0.
Le wokisme, la pandémie, et autres fantaisies algorithmique
Prenons deux sujets chers à notre époque : la censure woke pendant la COVID et le wokisme dans les universités. L’IA adore ces thèmes, car ils permettent de citer des « sources » qui, soit ont disparu, soit n’ont jamais existé.
- Sur la censure pendant la COVID : Elle vous parle d’études israéliennes bidouillées, de médecins censurés, et hop ! Un lien vers un article qui n’existe plus. Mais peu importe, l’idée est lancée.
- Sur le wokisme : Elle vous sort des débats universitaires enflammés, des professeurs boycottés… et des liens vers des pages qui ressemblent à des fantômes numériques. L’IA, c’est le Fox Mulder du web : elle veut y croire.
Et maintenant, on fait quoi ?
- Vérifiez toujours les liens. Si l’IA vous cite une source, copiez-collez le titre dans Google. Spoiler : vous allez souvent tomber sur du vide.
- Exigez des preuves. L’IA adore les généralités du style « Selon des experts… ». Demandez des noms, des dates, des liens fonctionnels.
- Rigolez-en. Parce qu’au fond, c’est hilarant : on a créé des machines pour nous donner des réponses… et elles nous mentent avec la même désinvolture qu’un ado qui invente une excuse pour justifier son retard.
Conclusion : L’IA, cette grande illusionniste
L’IA, c’est un peu comme un magicien : elle vous montre ce que vous voulez voir, mais derrières les rideaux, il n’y a souvent… rien du tout. Alors la prochaine fois qu’elle vous cite une source, souvenez-vous : sur Internet, tout peut être vrai. Même le contraire.
Et surtout, ne laissez pas une machine (ni une personne d’ailleurs) vous faire avaler n’importe quoi. Même si elle a l’air très convaincante.
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