Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 189 – L’impunité, ce privilège réservé à une élite : quand la justice a deux vitesses (et que la nôtre est en panne)

L’impunité, ce privilège réservé à une élite : quand la justice a deux vitesses (et que la vôtre est en panne)

 

Bienvenue dans le club très fermé des « au-dessus des lois »

Chers citoyens lambda, bienvenue dans le monde merveilleux de l’impunité généralisée, où certains individus semblent avoir un passe droit pour la vie. On parle souvent de l’impunité des violeurs, et à juste titre. Mais saviez-vous que ce privilège s’étend bien au-delà ?

En France (et ailleurs), il existe une caste dorée pour laquelle les lois semblent optionnelles, comme un menu à la carte où l’on cocherait : « Je prends l’adultère, je zappe la prison, et je garde le luxe, s’il vous plaît. »


Le top 5 des domaines où l’impunité est un sport national

1. Les politiques : les rois de l’immunité diplomatique (et judiciaire)

Ah, les politiques… ces artistes de l’esquive ! Entre les affaires de corruption qui s’étirent comme du chewing-gum, les emplois fictifs qui deviennent des stages de « réinsertion », et les condamnations avec sursis qui ressemblent à des médailles, on se demande si la justice n’est pas juste un accessoire de mode pour eux.

  • Exemple 1 : Un ministre condamné pour prise illégale d’intérêts ? Pas de problème, il reviendra en grâce dans 5 ans, le temps que quelques « bienveillants » qui sachent facent leurs tâches pour les faire oublier.
  • Exemple 2 : Un président accusé de financement illégal de campagne ? « C’est un complot ! » (Spoiler : Non, c’est juste de la comptabilité créative.)
  • Exemple 3 : Un élu pris la main dans le sac (littéralement, en couvrant des murs de bâtiment publique en affichant des opinions politiques manipulatrices) ? « Il a avoué ses fautes, alors c’est bon, non ? » Non.

Leur secret ? Un bon avocat + un sourire télégenique = l’impunité assurée.


2. Les riches : quand l’argent ou la position sociale achète la liberté (et le silence)

Si vous pensiez que l’argent ou la position sociale ne fait pas le bonheur, détrompez-vous : il achète au moins l’impunité. Les riches, certains manipulateurs bien placés, eux, ont accès à un menu VIP de la justice :

  • Fraude fiscale ? « Une erreur de déclaration. » (Traduction : « Mon comptable a merdé, mais c’est moi qui paie… ou pas. »)
  • Délit d’initié ? « Je ne savais pas. » (Traduction : « Mon banquier m’a dit que c’était légal. »)
  • Accident mortel en voiture de luxe ? « C’est la faute à la route. » (Traduction : « Mon avocat va faire en sorte que ce soit la faute à quelqu’un d’autre. »)

Leur arme secrète ? Les « arrangements à l’amiable ». Parce que quand on a des millions ou des « amis », la justice préfère négocier que condamner.


3. Les célébrités : le star system, ou l’art de faire disparaître les preuves

Les people, eux, bénéficient de l’impunité par distraction. Entre les scandales étouffés par les attachés de presse, les plaintes classées sans suite (parce que « c’est un artiste, vous comprenez »), et les excuses publiques qui tiennent lieu de peine, on se demande si la célébrité n’est pas le meilleur alibi du monde.

  • Exemple 1 : Un acteur accusé d’agressions sexuelles ? « C’est une cabale ! » (Spoiler : Non, c’est juste que 10 femmes ont porté plainte.)
  • Exemple 2 : Un chanteur condamné pour violences ? « Il a des problèmes personnels. » (Traduction : « Il a une carrière à sauver. »)
  • Exemple 3 : Une star prise en flagrant délit de fraude ? « Elle va faire un stage de sensibilisation. » (Traduction : « Elle va poser pour un magazine people en pleurs. »)

Leur technique ? Pleurer à la télé. Ça marche à tous les coups.


4. Les grands patrons : quand la prison est remplacée par une amende (ou un sourire)

Les PDG et autres capitaines d’industrie ont eux aussi leur carte « sortie de prison gratuite ». Entre les pollutions massives sans conséquences, les licenciements abusifs compensés par des golden parachutes, et les fraudes en col blanc qui finissent en « accord à l’amiable », on se demande si le code du travail et le code pénal ne sont pas des suggestions pour eux.

  • Exemple 1 : Une entreprise condamnée pour pollution ? « On va planter des arbres. » (Traduction : « On va payer une amende dérisoire et continuer comme avant. »)
  • Exemple 2 : Un patron accusé de harcèlement moral ? « C’est un malentendu. » (Traduction : « Mon service RH va étouffer l’affaire. »)
  • Exemple 3 : Une banque prisée en flagrant délit d’évasion fiscale ? « On va créer une fondation. » (Traduction : « On va blanchir notre image avec du greenwashing. »)

Leur credo ? « Trop gros pour être inquiété. »


5. Les sportifs : quand le talent excuse tout (même les coups de poing)

Dans le monde du sport, l’impunité est une médaille d’or. Entre les violences sur le terrain qui deviennent des « gestes de jeu », les contrôles positifs aux stupéfiants qui disparaissent mystérieusement, et les affaires de dopage qui finissent en « erreur de laboratoire », on se demande si les règles ne sont pas faites pour les autres.

  • Exemple 1 : un footballeur qui agresse un arbitre ? « C’est la passion du jeu. » (Traduction : « Il a un contrat de 10 millions par an, alors on ferme les yeux. »)
  • Exemple 2 : un cycliste positif à l’EPO ? « C’était un complément alimentaire. » (Spoiler : Non.)
  • Exemple 3 : un rugbyman condamné pour agression ? « Il a un tempérament de guerrier. » (Traduction : « On a besoin de lui pour le prochain match. »)

Leur excuse préférée ? « C’est dans l’esprit du sport. » (Même quand ça n’a rien à voir.)


Pourquoi cette impunité généralisée ?

  1. L’argent : quand on a des millions, on peut se payer les meilleurs avocats, les meilleurs experts, et les meilleurs silences.
  2. Le pouvoir : quand on a des réseaux, on peut faire pression, étouffer les affaires, ou faire disparaître les preuves.
  3. La célébrité : quand on est connu, on bénéficie du doute systématique : « Il/elle ne ferait jamais ça ! »
  4. La complexité du système : la justice est lente, coûteuse, et souvent inefficace face aux stratégies d’évitement des puissants.
  5. L’indifférence du public : « De toute façon, ils sont tous pourris. »Résultat : On laisse tomber, et l’impunité continue.

Et nous, les citoyens lambda ?

Pendant ce temps, nous, les simples mortels, on se tape :

  • Une amende pour excès de vitesse (même si on roulait à 1 km/h au-dessus de la limite).
  • Un PV pour stationnement gênant (même si y’a plus de place que de voitures).
  • Une condamnation pour vol de pain (parce que la justice est rapide quand il s’agit de nous).

Notre seul privilège ? Payer des impôts pour financer un système qui protège les autres.


Comment lutter contre cette injustice ?

  1. Exigez la transparence : un scandale ? Un nom ? Une condamnation ? Ne laissez pas les médias et quelques prétendus « bienveillants » enterrer l’affaire.
  2. Soutenez les lanceurs d’alerte : ceux qui osent parler malgré les pressions.
  3. Votez malin : ne votez pas pour des gens qui ont déjà prouvé qu’ils étaient au-dessus des lois.
  4. Boycottez les impunis : un patron corrompu ? Une star violente ? Ne les soutenez pas avec votre argent.
  5. Rigolez-en (mais pas trop) : parce que si on ne rit pas, on pleure. Et les impunis, eux, ils rigolent déjà.

Conclusion : la Justice, un luxe réservé à certains

On naît tous égaux en droits. Mais très vite, certains deviennent plus égaux que d’autres. Entre les politiques intouchables, les riches insaisissables, les célébrités pardonnées, les patrons protégés, et les sportifs excusés, on se demande si la justice n’est pas juste un décor pour nous faire croire qu’on vit dans un État de droit.

La bonne nouvelle ? L’impunité a une limite : notre indignation. Alors parlez, partagez, dénoncez. Parce que le jour où on arrête de se taire, c’est là que les privilégiés commenceront à trembler.

(En attendant, on peut toujours rêver… ou déménager.)

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