Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 235 – Les protecteurs sans statistiques : quand les chevaliers blancs oublient leur propre ombre

🧨 Les protecteurs sans statistiques : quand les chevaliers blancs oublient leur propre ombre

Ah, les « défenseurs de la veuve et de l’orphelin ». Ces chevaliers blancs modernes, casqués de vertu, drapés de moraline, financés par les contributions du peuple, et toujours prêts à dégainer leur indignation sélective comme une épée sacrée. Ils protègent, ils surveillent, ils dénoncent, ils éduquent… Enfin, ça, c’est sur le papier.

Parce que dans la vraie vie, il y a un détail croustillant : aucune statistique ne mesure le harcèlement exercé par ces protecteurs autoproclamés. Rien. Le néant. Le désert statistique. Pas un tableau Excel, pas une enquête publique, pas un rapport ministériel. Comme si le phénomène n’existait pas. Comme si les protecteurs étaient, par nature, incapables de nuire. Comme si l’armure blanche empêchait les coups bas.

Pourtant… il y aurait tant à dire.

Image-7044 Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 235 – Les protecteurs sans statistiques : quand les chevaliers blancs oublient leur propre ombre

🔥 Quand les institutions protectrices deviennent des chapelles

On pourrait croire que les dérives sectaires, c’est l’affaire de quelques gourous illuminés dans une grange humide. Mais non. Les dérives sectaires, aujourd’hui, ont pignon sur rue, un logo moderne, un site web responsive, un budget public, et parfois même un service communication.

Elles se présentent comme des remparts moraux. Elles se vendent comme des boucliers sociaux. Elles se proclament « indispensables » à la démocratie, à la justice, à la protection des plus fragiles.

Mais derrière la vitrine, c’est une autre histoire :

  • petits arrangements entre amis,
  • réseaux fermés,
  • cooptation permanente,
  • silence radio sur les abus internes,
  • gestion de carrière plutôt que gestion de problèmes,
  • et une capacité olympique à ne jamais entendre le peuple qui les finance.

Le citoyen ? Il paie. Il subit. Il se fait expliquer que « tout va bien ». Et surtout, il n’est jamais consulté. Parce que dans ces structures, la démocratie, c’est comme le café : on en parle beaucoup, mais on n’en sert jamais.

🎭 Le harcèlement institutionnel : un tabou bien entretenu

Le plus ironique dans cette histoire, c’est que ces institutions sont souvent les premières à produire des rapports sur le harcèlement, les violences, les discriminations, les risques psychosociaux. Elles adorent ça. Elles en vivent. Elles en font des colloques, des conférences, des brochures, des campagnes de sensibilisation.

Mais jamais elles ne se demandent si elles-mêmes pourraient être sources de harcèlement. Jamais elles ne s’auto-évaluent. Jamais elles ne mesurent leurs propres dérives.

C’est simple : le harcèlement, c’est toujours les autres.

Et comme aucune statistique ne vient contredire cette croyance, elles peuvent continuer à se présenter comme des bastions de vertu, même quand elles fonctionnent comme des micro‑sectes administratives.

🧩 Pourquoi il n’y a pas de statistiques ?

Parce que mesurer le harcèlement exercé par des institutions protectrices, ce serait :

  • reconnaître qu’elles peuvent déraper,
  • admettre qu’elles ne sont pas infaillibles,
  • ouvrir la porte à des critiques légitimes,
  • et surtout… mettre en lumière des pratiques qui n’ont rien à envier aux organisations qu’elles prétendent combattre.

Et ça, évidemment, ce n’est pas dans leur intérêt.

🗣️ Pendant ce temps, le peuple…

Le peuple, lui, voit :

  • des associations subventionnées qui ne répondent jamais aux victimes,
  • des militants qui harcèlent au nom du Bien,
  • des institutions qui prêchent la morale mais pratiquent l’entre-soi,
  • des protecteurs qui protègent surtout leur budget, leur prestige et leur réseau.

Et il se demande : « Qui nous protège des protecteurs ? »

Mais comme il n’y a pas de statistiques, on lui répond : « Circulez, il n’y a rien à voir. »

🎯 Conclusion : l’absence de chiffres n’est pas une absence de problème

L’absence de statistiques n’est pas un oubli. C’est un choix. Un choix politique, institutionnel, stratégique. Un choix qui permet aux protecteurs autoproclamés de continuer à jouer les héros sans jamais être évalués.

Et tant que personne ne mesure leurs dérives, ils pourront continuer à harceler en toute tranquillité, au nom du Bien, avec l’argent du peuple, et sous couvert de vertu.

Share this content: