Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 243 – La République des biquettes : chronique d’une démocratie dont ceux qui prééééétendent la défendre, la tondent à sec
🐐 La ripouxblique des biquettes : chronique d’une démocratie qu’on tond à sec
Il y a un parfum étrange dans l’air politique depuis quelques années. Un parfum de radicalisation parfumé au gel coiffant révolutionnaire, où chacun se rêve en Martin Luther King de canapé, prêt à sauver la France… mais seulement si c’est lui qui tient le volant. Parce que, soyons honnêtes : comment peut-on prétendre défendre la démocratie tout en expliquant qu’elle ne vaut que si “moi seul” suis aux commandes ?
C’est simple : on ne défend plus la démocratie. On défend son club privé, réservé aux “bons citoyens”, ceux qui pensent comme il faut, qui votent comme il faut, qui respirent comme il faut. Les autres ? Des biquettes. Toujours bonnes à tondre, jamais bonnes à écouter.
🧠 Le syndrome du sauveur : quand MLK devient un cosplay
Il suffit qu’un leader politique cite Martin Luther King pour se prendre instantanément pour un héros de la liberté. On oublie les faits, les lois, les combats réels. On s’imagine en sauveur de la France (ou du monde, c’est selon…) face à un “danger potentiel”, comme si la Répouxblique n’était qu’un décor de série Netflix.
Mais la réalité est moins glamour : le courage politique s’est évaporé.
Avant, on militait, on tractait, on discutait, on confrontait les idées. Aujourd’hui, on reste entre soi, dans sa bulle de filtres confortable, on écoute les leaders dans les médias, on applaudit les discours enflammés… et on ne fait rien. La révolution, oui, mais depuis le canapé.
🔥 L’insurrection de salon : le courage à distance
On s’inquiète du second tour de la présidentielle, on annonce déjà la fin des temps, on prédit des lois “iniques, fascistes et communistes”, on appelle à “bloquer l’accès à ce qui fonctionne encore”… Ce faisant, quel message envoie-t-on aux indécis ? Que tout est perdu. Que la démocratie est foutue. Qu’il faut se préparer à l’insurrection.
Autant le dire franchement : si on suit cette logique, autant commencer tout de suite à préparer la guerre civile.
Mais qui va aller au carton ? Toujours les mêmes : les jeunes militants de causes que l’on a lobotomisés pour servir quelques « yakafocon » des classes supérieures, les classes populaires, bref, ceux qui n’ont rien demandé. Et l’opinion publique donnera raison à la répression, parce que c’est intolérable d’accepter de vivre dans une société ainsi faite. L’histoire l’a déjà montré — sans qu’on ait besoin de refaire les années 30 pour comprendre que les incendies politiques servent souvent les pouvoirs en place.
⚖️ L’État de droit : notre dernier trésor
On l’oublie trop souvent : l’État de droit est ce qui est censé nous protéger de la folie des extrêmes. Il permet, théoriquement, d’agir, de protester, de résister… sans basculer dans l’illégalité, où les extrémistes sont toujours meilleurs que les citoyens ordinaires.
Il existe des syndicats, des associations, des comportements individuels, des choix de consommation, des soutiens financiers… Autant de leviers qui permettent d’agir, croit-on, sans ouvrir la boîte de Pandore.
Mais c’est moins spectaculaire qu’un appel à l’insurrection sur TikTok. Donc ça intéresse moins. Et puis, surtout, c’est sans compter sur les faces sombres de nombreux individus qui se prétendent « bienveillants ».
🧨 La manipulation simpliste : le poison moderne
On accuse les médias de manipuler les masses. Mais la manipulation par les discours simplistes, manichéens, “eux contre nous”, est tout aussi mortifère.
Réduire le vocabulaire, simplifier les idées, opposer les camps… C’est le rêve des extrémistes. Et c’est tellement simple à faire pour ensuite dire : “Je n’ai jamais appelé à telle ou telle chose…” Bien sûr. Tu as juste allumé la mèche.
🤐 Pourquoi les “bienveillants” participent aux délires woke ?
Parce que c’est confortable. La « bienveillance » est devenue un costume : on le porte pour paraître moral, mais on l’utilise pour frapper.
La bienveillance punitive, c’est ce moment où :
- tu relèves une incohérence,
- tu poses une question,
- tu demandes une explication… et tu te fais traiter de danger public.
Tu deviens une biquette. Et eux, les “défenseurs de la veuve et de l’orphelin”, te condamnent au silence. Parce que dans leur monde, la contradiction est une agression.
Enfin, en résumer, c’est pratique :
- ça occupe les militants professionnels,
- ça donne l’impression d’agir,
- ça évite de financer des choses utiles,
- et ça permet de dire que “la société avance”.
Pendant ce temps, le citoyen normal avance surtout vers la caisse.
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